27 septembre 2016

Le travail de nuit impacte la santé

Par Eric Lagre

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) a récemment publié un rapport selon lequel le travail de nuit pourrait être à l’origine d’importants problèmes de santé.

 

En juin 2016, un avis de l’Agence nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES) confirme l’impact négatif du travail de nuit sur la santé. Les horaires atypiques représentent un risque important pour la santé physique, psychique, familiale et sociale du salarié.

travail de nuit santé

Rythme de travail et santé

 

Le temps de travail est défini par le temps durant lequel un salarié est à la disposition de son employeur. La durée légale du travail est de 35 heures/semaine, le repos minimal entre deux journées de travail est de 11h et de 2 jours par semaine.

Quand ils ne se situent pas entre 5h et 23h du lundi au vendredi, les horaires de travail sont dit « atypiques ». Ils concernent près de 70% des salariés et sont responsables de problèmes de santé : troubles du sommeil, fatigue chronique, anxiété, risque de cancer et de diabète, troubles de la tension artérielle et douleurs gastriques. On note également une prise de poids, des pathologies lombaires, des pratiques addictives, une augmentation des accidents de travail et du risque d’erreurs.

Chaque entreprise doit prendre en compte ces risques liés aux horaires de travail qu’elle impose à ses salariés. Les horaires atypiques continuent à se développer et ceci peut s’expliquer par la levée de l’interdiction du travail de nuit pour les femmes, la nécessité d’une production permanente et une concurrence accrue dans l’économie mondialisée.

Organiser ses rythmes de travail et de repos

 

De nombreux textes de loi européens et français encadrent l’organisation du travail et imposent la prévention des risques liés aux horaires atypiques. L’ANSES propose de mieux encadrer le recours au travail de nuit afin qu’il ne soit pas permanent, de permettre aux travailleurs d’adapter leur rythme et de renforcer la surveillance médicale individuelle.

Dans le même temps, chaque travailleur doit adapter ses propres rythme, en faisant des pauses régulières : siestes courtes, pauses dans des lieux conviviaux, prise de repas chauds, à horaires réguliers. Une récente étude a montré qu’un travailleur produit mieux et plus efficacement quand il travaille 52 minutes et se repose 17 minutes toutes les heures !

Les coupures durant les week-end et les vacances sont indispensables pour limiter la fatigue physique et psychologique.

Conclusion

 

L’impératif de production ne doit pas faire oublier les risques sur la santé des salariés et la prévention dont chaque employeur est responsable.

En France, plus de 2 salariés sur 3 ont des horaires atypiques et leur proportion augmente. La connaissance de ces risques et les actions de prévention mises en œuvre doivent permettre de mieux respecter la santé et les rythmes de vie de chacun.

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