28 septembre 2017

Petite enfance : une campagne de sensibilisation contre les violences verbales

Par L'équipe de l'école

On pense souvent que la place de l’enfant est de plus en plus grande dans notre société contemporaine et qu’il a parfois tous les droits : ne parle-t-on pas de l’époque de « l’enfant roi » ? Dans la réalité, l’enfant est fragile et parfois exposé à des situations de violence éducative ordinaire qui peuvent ébranler son développement.

Lutte contre les violences faites auxnenfants

La « violence éducative ordinaire » et ses conséquences

 
La violence éducative ordinaire (VEO) englobe aussi bien les violences verbales que psychologiques, ainsi que les violences physiques.

Si les conséquences physiques des punitions corporelles sont visibles à court terme, celles résultant de la VEO passent inaperçues (maux de ventre, de tête, agressivité, repli sur soi…).

D’autres se déclarent à moyen et long termes : ralentissement du développement cognitif, accroissement de l’agressivité, effets nocifs sur l’état de santé (perte de mémoire, affaiblissement du système immunitaire, hypertension, ulcères, problèmes de peau, prise de poids), jusqu’au suicide (dès l’adolescence voire plus tôt encore).

Vers l’interdiction de la violence éducative

 
Les pouvoirs publics ont pris conscience de cette question sociétale. En décembre 2016, a été voté l’article 68 du projet de loi « Égalité et citoyenneté » stipulant que l’exercice de l’autorité parentale exclut « tout traitement cruel, dégradant et humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ».

En tant que règle exclusivement civile, elle ne s’accompagne d’aucune sanction pénale. La loi vise surtout à favoriser une prise de conscience, la diffusion de campagnes d’information et de sensibilisation, et la mise en place de mesures d’aide aux parents.

« Les mots qui font mal »

 
En septembre 2017, l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (OVEO) et l’association Stop VEO Enfance sans violences mènent une campagne contre les violences verbales infligées aux enfants. Intitulée « Les mots qui font mal », elle est accompagnée d’un court-métrage et cherche avant tout à faire réfléchir les parents sur leurs pratiques éducatives.

La volonté est ici de faire comprendre que les violences éducatives ordinaires envers l’enfant peuvent avoir des effets sur son développement, compromettre sa confiance et son estime de soi et avoir des conséquences sur l’adulte qu’il deviendra.

Conclusion

 
L’association Stop VEO Enfance sans violences œuvre pour faire aboutir une loi d’abolition de toute forme de violence envers les enfants, et plus particulièrement les violences éducatives, d’informer sur les conséquences de ces violences auprès des politiques, des professionnels de l’enfance, du grand public et de faire connaître l’éducation non-violente.

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