5 mars 2014

Lutter contre les stéréotypes filles garçons !

Par Violaine Descroix

Les stéréotypes concernant les garçons et les filles existent depuis des siècles. Les différentes lois parues au fil du temps sur l’égalité des sexes ont peu fait évoluer les mentalités, que ce soit au niveau scolaire ou professionnel. Un récent rapport sur le sujet a été publié : il établit des constats et des propositions.

Une socialisation précoce

Dans le jeune âge, les mères sont plus présentes. Seuls 65 % des pères prennent leur congé de paternité. Le rapport propose de favoriser la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle chez les pères, en particulier grâce à de nouvelles formes de flexibilité.

Orientation scolaire et métiers

Le seuil de mixité dans les métiers est défini par la présence d’au moins 40 % de l’autre sexe dans le métier. Seuls 17 % des métiers sont mixtes. Globalement, le manque de mixité dans l’orientation réduit les opportunités professionnelles des jeunes. Impliquer les familles pour faire découvrir les métiers à dominante masculine aux filles et à dominante féminine aux garçons pourrait être une solution.

Lutter contre les stéréotypes filles/garçons

Pratiques éducatives et socialisation scolaire

Malgré leur meilleure réussite scolaire, les filles se retrouvent dans des filières moins sélectives et moins valorisées que les garçons. Les attitudes enseignantes peuvent avoir un effet négatif sur l’ambition et la confiance en soi des filles et positifs sur celles des garçons. Il serait alors efficace de former les personnels éducatifs à développer une mixité plus grande dans les filières et une plus grande neutralité dans les attentes vis-à-vis des élèves.

Pratiques sportives et culturelles

Les pratiques sportives et culturelles sont rarement des activités mixtes. Les garçons font plus de sport que les filles. Chez les garçons, on encourage le développement des capacités musculaires, d’endurance et de résistance à l’effort, avec la pratique des sports d’équipe, de combat et de contact. Chez les filles, il s’agit de favoriser l’apprentissage de la grâce, de la souplesse, de l’agilité et l’expression des émotions. Le rapport préconise une sensibilisation des parents et des professionnels à cette problématique de l’inégalité des sexes et des bienfaits du sport pour tous.

Santé et stéréotypes

On observe des symptômes davantage liés à la santé mentale chez les filles et des comportements davantage violents et risqués chez les garçons. Les filles tendent toutefois à adopter de plus en plus fréquemment des conduites à risque, notamment en matière d’expérimentation de substances psychoactives. Le rapport au corps chez les adolescents est fortement construit selon des normes – minceur féminine et musculature masculine – entretenues par les médias et par les jeunes entre eux. Aussi pourrait-on réaliser des évaluations scientifiques de l’efficacité de campagnes publiques de prévention, afin de déterminer quelle stratégie de communication fonctionne le mieux auprès des jeunes. Et sensibiliser les professionnels de santé en développant dans leur formation des modules présentant les liens entre le genre et la santé et leurs impacts concrets dans la vie quotidienne.

Pour conclure…

Il faudra sans doute encore bien des années pour que les stéréotypes garçons-filles se réduisent et disparaissent. Mais soyons optimistes : beaucoup de filles/femmes font voler en éclat ces clichés en s’engageant dans des métiers dits « masculins », en pratiquant des sports « virils », en prenant des responsabilités de plus en plus importantes dans leur vie professionnelle et associative. Nul doute que les générations de filles à venir continueront à se battre en ce sens. Pas vous ?

Reportage : Rapport – Lutter contre les stéréotypes filles-garçons

http://www.strategie.gouv.fr/blog/2014/01/rapport-lutter-contre-les-stereotypes-filles-garcons/

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