21 février 2017

Le dépistage du cancer du col de l’utérus se généralise

Par L'équipe de l'école

Le col de l’utérus est une partie de l’appareil génital féminin qui relie le corps de l’utérus au vagin. Cet organe est susceptible d’être infecté par un virus, lui-même pouvant être à l’origine de lésions cancéreuses. Qu’est-ce que le cancer du col de l’utérus ? Quelle est l’importance de son dépistage ?

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Le cancer du col de l’utérus

 
Chaque année, en France, 3 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont détectés chez des femmes jeunes, encore en âge de procréer. Cette pathologie est responsable de 1 100 décès et représente la 10e cause de cancer chez la femme.

Causée par la transmission d’un virus appelé papillomavirus humain (HPV) lors d’un contact sexuel, elle constitue un problème de santé publique.

Les traitements

 
Le diagnostic se réalise lors de l’examen de dépistage qu’est le frottis cervico-utérin, réalisé lors d’un contrôle préventif chez le gynécologue ou suite à l’apparition de symptômes.

Lorsque le cancer est diagnostiqué, le corps médical réalise une réunion de concertation pluridisciplinaire afin de choisir la meilleure stratégie thérapeutique :

  • chirurgie (ablation de l’utérus, des tissus ou organes voisins, voire des ganglions lymphatiques) lorsque les lésions, de moins de 4 cm, sont limitées au col de l’utérus ; la patiente ne peut alors plus avoir d’enfants.
  • radio-chimiothérapie pour les lésions de plus de 4 cm ou propagées au-delà du col.
  • radiothérapie et/ou chimiothérapie externe lorsqu’il y a des métastases à distance.

Quelle prévention ?

 

la vaccination, efficace contre environ 70 % des HPV : le Haut Conseil de santé publique recommande de vacciner les jeunes filles âgées entre 11 et 15 ans et jusqu’à 19 ans. Des médecins ont mis en cause l’efficacité du vaccin et évoqué des effets délétères pour le système nerveux central, mais les autorités sanitaires ont rappelé que l’analyse des bénéfices-risques est en faveur d’une vaccination précoce des jeunes filles.

le dépistage systématique par la réalisation d’un frottis cervico-utérin, qui consiste à prélever quelques cellules au niveau du col utérin, afin de vérifier l’absence de lésions précancéreuses. Il peut être réalisé par un médecin ou une sage-femme. Il est préconisé, en l’absence de résultats anormaux, de réaliser un frottis de dépistage tous les trois ans.

Le dépistage systématique

 

L’Agence nationale de santé publique (ANSP) recommande la généralisation du dépistage dès 2018, dans le cadre d’un programme national de dépistage. Selon les responsables, « cette stratégie permet de réduire l’incidence du cancer du col de 13 à 26 % selon les scénarios, et se traduit par des gains d’espérance de vie ».

La 11e semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus de 2017 s’inscrit dans cette perspective, avec un objectif de réduction de 30 % à 10 ans de l’incidence et du nombre de décès liés à ce cancer.

Conclusion

 
Le cancer du col de l’utérus, dont les facteurs de risque et le processus physiopathologique sont connus, est évitable. La clé en est la prévention, qu’il est nécessaire de renforcer, notamment au travers du frottis de dépistage et de sa généralisation.

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