1 juin 2017

Une campagne en faveur des gestes qui sauvent

Par Eric Lagre

L’élan citoyen en faveur des victimes des attentats a conduit, depuis fin 2015, au déploiement d’actions d’initiation et d’approfondissement aux gestes de premiers secours. Le point sur les dispositifs.


Une culture de la sécurité civile à promouvoir

Malgré des programmes bien établis et progressifs, dispensés notamment au sein de l’Éducation nationale, la France reste à la traîne avec seulement 30 % de citoyens formés aux comportements idoines en situation de danger pour soi ou pour autrui.

Les sessions d’initiation puis d’approfondissement aux gestes qui sauvent sont donc appelées à se multiplier dans d’autres contextes de la vie civile. L’objectif est d’atteindre une proportion de 80 % de Français au fait de ces pratiques de premiers secours. Il faut donc les inciter à prendre une part active dans des sessions adaptées.

Des pistes à développer

Nombre d’acteurs institutionnels tels que les collectivités et la fonction publique doivent participer activement à la mise en place des formations et favoriser le transfert de connaissances des professionnels des secours vers les citoyens. Il s’agit, à terme, de toucher le plus de personnes possible.

Car, outre les attentats, les risques naturels ou industriels sont de plus en plus nombreux. Chacun d’entre nous est donc incité à être co-acteur de sa propre sécurité et de celle d’autrui.

En conclusion

Devenir le premier maillon de la chaine des secours est désormais un objectif accessible et permet à chacun de s’inscrire dans une solidarité citoyenne.

Il n’en demeure pas moins que la part dévolue aux professionnels des secours reste immense et demande des plans d’embauche de pompiers professionnels conséquents.

 

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