1 mars 2016

Refondation de l’école : les grands chantiers 2016

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L’école représente un élément essentiel de notre société et de notre République. Mais, depuis plusieurs années, elle semble « malade » : le niveau baisse, le décrochage scolaire est alarmant, les enseignants résignés et/ou malheureux… La réforme initiée en 2012 par le Président François Hollande, pour refonder l’école sonne donc comme une évidence, mais encore faut-il que les mesures prises soient réalisables et, surtout, efficaces.

Refondation de l’école : les grands chantiers 2016

Refondation de l’école : les grands chantiers 2016

Le projet de refondation

La refondation de l’école répond à un objectif : poser les conditions de la réussite éducative de tous les élèves. L’école doit donc être plus juste, plus exigeante et transmettre les valeurs de la République.
Car, depuis de nombreuses années, le constat est sans appel : le niveau baisse, les inégalités sociales et territoriales sont reproduites par l’école et beaucoup trop de jeunes sortent du système scolaire sans qualification. Ces trois points représentent donc les défis à relever par la réforme.

Les programmes

Pour ce faire, plusieurs axes sont développés. Les programmes sont repensés, sur des cycles de 3 ans, en prenant en compte la transversalité des matières.
Le primaire fait l’objet d’une attention toute particulière avec le dispositif « plus de maîtres que de classes ».
Le collège est également réformé, via les EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires), un nouveau brevet.

Du côté des enseignants

Le nombre de postes d’enseignants a été revu à la hausse, avec un objectif de près de 7 000 créations de postes pour la rentrée 2016. Les établissements se voient accorder plus d’autonomie, pour répondre au mieux aux besoins spécifiques de leurs élèves. Enfin, la formation des enseignants est renforcée via les ESPE (écoles supérieures du professorat et de l’éducation) et le Master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation).

La mise en oeuvre

La loi du 8 juillet 2013 a connu quelques modifications, notamment pour le contenu des programmes. Une nouvelle mouture a été remise en septembre 2015, qui sera revue par les enseignants avant validation définitive.
La mise en oeuvre est difficile, car les professionnels voient surtout la fin des « humanités » (latin, grec), la suppression des classes bilingues et une surcharge de travail due notamment à la nouvelle notation du brevet (en compétences) et à la mise en place des EPI.

La réforme doit être mise en oeuvre à la rentrée 2016, mais nul ne sait si elle pourra l’être intégralement, à la hauteur des ambitions ministérielles. Une seule certitude : le socle commun de connaissances, de compétences et de culture sera bien au programme.

En conclusion

L’école est un acteur-clé de notre société. Elle forme chaque citoyen : écrivain, artisan, employeur, politique… Il est donc plus qu’urgent de mettre en oeuvre des mesures efficaces qui permettent de redonner à l’école ses lettres de noblesse, et de (re)mettre à jour le mérite républicain.

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