1 décembre 2015

La pollution de l’air intérieur

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La notion de pollution de l’air intérieur désigne en général les environnements intérieurs non industriels touchant les milieux clos. Nous y passons plus de 80 % de notre temps. Cette exposition a donc une réelle incidence sur notre santé. État des lieux !

La pollution de l’air intérieur

La pollution de l’air intérieur

Les polluants volatils ou composés organiques volatils (COV)

 

Les COV sont des composés contenant du carbone (organique) qui se trouvent sous forme gazeuse dans l’atmosphère, très volatils et invisibles.
Nous pouvons les trouver dans les produits utilisés quotidiennement (produits ménagers), pour le bricolage, la restauration (solvants, vernis, peinture), dans la combustion de produits (fioul domestique, charbon), les parfums d’ambiance, dans l’air ambiant avec le monoxyde de carbone dû à des installations au gaz défectueuses, le tabagisme.

Les COV et l’impact sur la santé

 

Les conséquences de l’exposition des COV sur la santé sont multiples. Nous pouvons souffrir :
– d’irritations des yeux et de la gorge…,
– de troubles cardiaques,
– de troubles digestifs (nausées…),
– d’atteintes du système nerveux,
– de maux de tête,
– d’effets cancérogènes et mutagènes…
Mais les atteintes les plus fréquentes sont respiratoires.

La réglementation et les recommandations sanitaires

 

C’est le Plan national santé environnement (PNSE) 2015-2019 qui définit la réglementation et les recommandations sanitaires pour lutter contre la présence de COV dans l’air intérieur. Nous y retrouvons l’obligation de mettre en œuvre des mesures pour les espaces intérieurs ouverts au grand public, comme la ventilation efficace, la mesure de la qualité de l’air mais pas explicitement pour les espaces personnels de l’habitat.

La qualité de l’air intérieur : une question de santé publique

 

La qualité de l’air intérieur est une question de santé publique, il nous faut agir pour améliorer sa qualité. Pour réduire les sources de pollution, nous devons aérer, ventiler, identifier et agir sur les sources de pollution. Des actions de prévention, d’information et de formation doivent être proposées au grand public et aux professionnels de la santé et de l’environnement.

Conclusion

 

Pour conclure, la question de la qualité de l’air de notre environnement intérieur doit être une préoccupation constante pour mettre en place les réponses adaptées et diminuer les risques pour la santé. Dans les milieux les plus défavorisés, certaines familles vivent dans des logements insalubres qui rendent impossible la prévention de la qualité de l’environnement gazeux ou non gazeux. C’est une question de santé publique, les pouvoirs publics ont toute leur place pour permettre aux familles de vivre dans des conditions de logement les meilleures possibles.

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