2 novembre 2017

Le plan ministériel pour « renforcer l’accès territorial aux soins »

Par L'équipe de l'école

L’assurance maladie s’est construite sur trois piliers que sont l’égalité d’accès aux soins, la qualité des soins et la solidarité. Or, l’accessibilité aux soins est de plus en difficile. Aussi, le Gouvernement a décidé de réagir en dévoilant un nouveau plan national. Quelles en sont les principales mesures ?

blog-cours-minerve-acces-territorial-aux-soins

Les déserts médicaux

 

Si le désert médical n’a pas de définition officielle, on l’assimile cependant à une situation où il n’y a plus d’adéquation entre les besoins des usagers de santé et des ressources médicales et paramédicales.

Le Code de la santé publique indique que « l’accès aux soins de premier recours ainsi que la prise en charge continue des malades sont définis dans le respect des exigences de proximité, qui s’apprécie en termes de distance et de temps de parcours, de qualité et de sécurité… ».

Les difficultés

 

Pour autant, selon l’Ordre national des médecins, les médecins généralistes sont de moins en moins nombreux, « alors même que la population nationale augmente ». La ministre des Solidarités et de la Santé indique que « les problèmes d’accès aux soins sont avant tout le fait de territoires où une offre de soins […] s’avère insuffisante pour répondre à la demande de soins. Cela entraîne des difficultés à obtenir un rendez-vous, une charge de travail excessive pour les professionnels, des délais d’attente pour les patients… ». Ainsi « 8,1 % de la population ferait face à une situation de faible accessibilité ».

Face à ces difficultés, plusieurs solutions ont été tentées : recours à des médecins étrangers, aide financière à l’installation, modalités organisationnelles permettant un exercice collectif de la médecine…

Renforcer l’accès territorial aux soins

 
Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a fixé quatre priorités :

– le renforcement de l’offre de soins dans les territoires au service des patients : publier la carte des zones dites en tension, inciter et aider les professionnels à aller travailler dans ces lieux (aides financières, facilitation du cumul emploi/retraite des médecins libéraux, création de postes partagés ville/hôpital). Les stages en extra-hospitalier seront favorisés, et les coopérations entre professionnels de santé – autres que médecins – seront encouragées.
– la mise en œuvre de la révolution numérique en santé pour abolir les distances, avec entre autres « une tarification pour la téléconsultation et la télé-expertise » et l’accompagnement des établissements dans le développement de ces nouvelles technologies.
– une meilleure organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue : développement des maisons de santé pluri-professionnelles et suivi des patients par des équipes de soins sont encouragés. Mise en place d’un guichet unique pour les professionnels de santé.
– une nouvelle méthode : faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover dans le cadre d’une responsabilité territoriale. Impliquer l’ensemble des acteurs (professionnels de santé, usagers, élus) pour construire « le projet d’animation et d’aménagement du territoire ».

La conclusion

 
La mise en place des premières mesures du plan intitulé « Renforcer l’accès territorial aux soins » est prévue d’ici le début de l’année 2018. Selon le Gouvernement, il s’agit « de mesures fortes d’application rapide ». Espérons que les effets se verront rapidement sur le terrain…

Partager/Marquer

Laisser un commentaire