23 mars 2017

Un plan pour lutter contre les violences faites aux enfants

Par L'équipe de l'école

Si la question des violences faites aux femmes est à présent identifiée en France et si la lutte s’organise, celle des violences faites aux enfants n’avait pas encore été prise à bras-le-corps par le Gouvernement. « Sortir les violences faites aux enfants de l’invisible et de l’indicible », tel est l’objectif du premier plan interministériel consacré à ce sujet.

Lutte contre les violences faites auxnenfants

État des lieux

Si l’on parle d’invisibilité, c’est notamment parce qu’il n’existe pas de chiffres fiables. On dispose d’une hypothèse de 400 à 800 décès de mineurs de moins de 15 ans sous les coups de leurs parents, soit environ deux morts par jour. Environ 80 % des cas de maltraitance infantile ont lieu au sein de la famille. Mais on voit que les chiffres sont très peu précis…

La maltraitance infantile

Un enfant est maltraité lorsqu’il est victime de violences physiques, de négligences graves, de violences psychologiques, d’abus sexuels, par ses parents ou tout autre adulte ou mineur. On se réfère à la définition de la Convention des droits de l’enfant ou de l’Organisation mondiale de la santé. La loi du 5 mars 2007 crée la notion d’enfant en danger ou en risque de danger.

Les mauvais traitements infligés aux enfants ont des conséquences lourdes voire fatales sur le devenir de la personne.

L’obligation de signalement

La loi fait obligation de signaler une situation de danger vécue par un enfant ou un jeune, qu’il s’agisse d’un danger immédiat (violences physiques ou sexuelles), mais aussi de violences psychologiques, carences éducatives ou négligences graves. Les services médicaux ne sont à l’origine que de 5 % des informations préoccupantes envoyées aux départements.

Une campagne de communication destinée à faire connaître le 119, numéro destiné au grand public, et intitulée « Enfants en danger : dans le doute, agissez ! » est lancée.

Affiche enfants en danger

Le plan de lutte du Gouvernement

Il s’organise autour de quatre axes, avec des mesures telles que la systématisation des examens post-mortem pour les morts inattendues, un médecin référent pour former les professionnels de santé dans chaque hôpital, l’obligation de l’équipement par défaut d’un contrôle parental pour lutter contre l’exposition à la pornographie…
Axe 1 – Améliorer la connaissance et comprendre les mécanismes de violences
Axe 2 – Sensibiliser et prévenir
Axe 3 – Former pour mieux repérer
Axe 4 – Accompagner les enfants victimes de violences

En conclusion

Toutes ces mesures poursuivent des objectifs louables. Mais il faut commencer par sensibiliser voire « éduquer » les parents. La promotion d’une éducation sans violences est également prévue. Le travail de sensibilisation sera poursuivi, au travers notamment d’un livret de conseils envoyé aux parents par les caisses d’allocations familiales.

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