26 octobre 2017

L’obésité infantile, un enjeu de santé publique

Par L'équipe de l'école

Le nombre d’enfants ou adolescents en surpoids ne cesse d’augmenter. En France, le nombre d’enfants en surpoids et obèses est estimé à 17 %. Ces chiffres témoignent de l’enjeu de santé publique que représente l’obésité infantile. Quels sont les éléments caractérisant cette pathologie et la prévention à adopter ?

 

obésité infantile

Définition et épidémiologie

 

L’obésité est définie comme un excès de masse grasse entraînant des risques pour la santé. Elle est calculée grâce à une norme internationale appelée indice de masse corporelle (IMC). Une personne est dite en surpoids si l’IMC est supérieur à 25 kg/m2 et obèse si l’indice est au-dessus de 30 kg/m2.

 

Le 11 octobre dernier, à l’occasion de la Journée mondiale de l’obésité, The Lancet a publié les résultats de la plus grande étude épidémiologique portant sur l’indice de masse corporelle et l’évolution de l’obésité dans le monde entre 1975 et 2016. Elle a mis en évidence une nette augmentation du nombre d’enfants en surpoids, passé de 11 millions en 1975 à 124 millions en 2016.

 

Quelles sont les causes ?

 

La principale cause de l’obésité est l’inadéquation entre les apports et les dépenses énergétiques : alimentation trop énergétique, activité physique insuffisante provoquent un déséquilibre entre les apports et les besoins. En outre, le développement social et économique des familles a un impact sur l’évolution pondérale des enfants – qualité et coût des aliments. Il existe également d’autres causes favorisant l’obésité infantile : les prédispositions génétiques ou un dérèglement hormonal.

 

De multiples conséquences

 

L’obésité infantile présente des risques importants pour le développement et la santé de l’enfant. Sur le plan somatique, les risques de morbidité ne sont pas négligeables. Outre les troubles orthopédiques liés à la croissance, il existe un risque de développement de nombreuses pathologies. Sur le plan psychologique, l’image de soi est altérée. La vie en collectivité peut être plus difficile, engendrant un risque de dépression voire d’atteinte à sa vie.

 

Les mesures de prévention

 

Les autorités sanitaires mondiales et étatiques élaborent des recommandations. Ainsi, une stratégie mondiale pour l’alimentation, l’exercice physique et la santé est approuvée en 2004 par l’Assemblée mondiale de la santé. En France, un plan national nutrition santé (PNNS) est lancé en 2001, notamment avec le site mangerbouger.fr. La dernière version de ce plan (2011-2015) met en évidence des repères alimentaires, des objectifs de réduction des inégalités ainsi que la promotion d’une activité physique quotidienne. Parallèlement, un plan obésité 2010-2013 insiste sur le dépistage et la prise en charge des patients obèses.

 

Conclusion

 

L’obésité infantile demeure un problème de santé publique. En l’absence d’actions concrètes, pluridisciplinaires et volontaristes, le nombre d’enfants en surpoids ne pourra diminuer. Le prochain plan national nutrition santé, prévu sur les années 2017-2021, doit répondre à cette problématique !

Partager/Marquer

Laisser un commentaire