26 mai 2011

La dépendance des personnes âgées

Par Violaine Descroix

Alors qu’ont commencé le 18 avril, les débats publics en régions en vue de la réforme sur le mode de financement de la perte d’autonomie, nombre d’instituts de prévoyance ou fédération de particuliers employeurs ont commandé en début d’année des sondages sur le thème de la dépendance. En voici un petit tour d’horizon…

Rappelons qu’actuellement, 80 000 personnes par an sont touchées par la perte d’autonomie, que 670 000 personnes sont bénéficiaires de l’APA (l’aide personnalisée d’autonomie) pour un maintien à domicile et près de 500 000 en sont bénéficiaires pour un hébergement en établissements spécialisés… Pour l’avenir, les estimations font état, qu’en 2050, un tiers de la population française aura plus de 60 ans et 15% plus de 75 ans…

Et puisque les enjeux de la réforme portent sur un effort de prise en charge qui devrait être à la fois collectif et individuel (avec une logique de prévoyance / assurance privée), les instituts de sondage s’en donnent à cœur joie pour prendre le pouls de la population sur la thématique du vieillissement.
Le 1er mars, l’institut Ifop a publié, pour le groupe « Prévoir », les résultats d’un sondage intitulé « Les Français et le Bien vieillir »… Pour les personnes interrogées :

– L’âge moyen pour lequel on pense devenir vieux est 69 ans.
– Il faut se soucier du bien vieillir à partir de 49 ans.
– 62 % estime qu’il est difficile de bien vieillir.
– 89 % pensent qu’il est plutôt possible de bien vieillir naturellement, c’est-à-dire sans avoir recours à des artifices (esthétiques, chirurgie, pharmaceutique…).
– 70 % pense que « bien vieillir » signifie vieillir en bonne santé (avant ‘rester actif’, ‘être autonome financièrement’ ou ‘être entouré d’amis’).
– Les trois premières pratiques favorables au « bien vieillir » sont : manger sainement (58% des opinions), avoir une vie sociale importante (48%), faire du sport, de l’exercice (47%).
– 72 % des personnes envisagent, selon leur mode de vie actuel, bien vieillir. Ce sont les trois mêmes pratiques qui arrivent en tête des résolutions prises pour bien vieillir.
– 33 % des personnes interrogées estiment qu’un manque d’argent empêche de suivre ces pratiques pour bien vieillir.

Le groupe Pasteur mutualité a publié le 31 mars les résultats d’un sondage « l’opinion de Français sur l’importance de la dépendance des personnes âgées » afin de toujours mieux cerner l’intérêt porté par la population française sur ce thème. Il en ressort que 87 % des français, toutes régions et générations confondues, déclare se sentir concernée par les problèmes de dépendance générés par le grand âge ; cette préoccupation étant d’autant plus importante chez les plus âgés.

Enfin, je me suis intéressée au sondage mené en février par BVA pour la Fédération des particuliers employeurs (Fepem), sobrement intitulé « Les Français et la dépendance ». On apprend dans ce sondage que 42 % des Français choisiraient un de leur proche pour se faire aider dans les actes de la vie quotidienne – proche souvent appelé « aidant familial » – , que 33 % privilégieraient l’emploi d’un salarié à domicile et 7 % un hébergement en établissement pour personnes âgées. Le choix d’un salarié à domicile s’accroît lorsque les personnes sont elle-même en situation actuelle d’aidant et qu’elles doivent imaginer le temps de leur propre prise en charge (elles ne sont alors plus que 31 % à opter pour l’aide par un proche). C’est aussi la solution privilégiée par les personnes aux revenus les plus élevés.

Parce que intervenir auprès de personnes âgées et / ou dépendantes ne s’improvisent pas et pour répondre à la demande de professionnalisation du secteur, le Cours Minerve propose depuis le mois de mai une nouvelle formation permettant de maîtriser les fondamentaux de l’accompagnement des personnes âgées et / ou dépendantes. Visitez le site du Cours Minerve pour mieux connaître ces métiers !

Que vous inspirent ces sondages ? Vous sentez –vous concernés par les enjeux de la réforme en cours de discussion ?

Une réponse à “La dépendance des personnes âgées”

  1. Il semble évident de former au plus vite le personnel qui accompagnera ce public fragilisée, espérons que les débats permettent de débloquer cette situation au plus vite!

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