20 juillet 2017

Les perturbateurs endocriniens

Par Violaine Descroix

Dans notre environnement, nous sommes au contact quotidiennement avec des substances chimiques. Depuis quelques années, des scientifiques alertent sur les risques de ces substances sur le système endocrinien. Quels sont-ils et comment peut-on limiter leurs effets sur la santé ?

 

Vous avez dit « endocrinien » ?

Le système hormonal – également appelé endocrinien – est constitué de glandes qui sécrètent des hormones, lesquelles interviennent dans la croissance de l’individu, le métabolisme, l’homéostasie ou encore l’activité sexuelle. Une altération du système hormonal peut être à l’origine de pathologies chroniques : problèmes thyroïdiens, troubles de l’humeur, de la fertilité, etc.

Vers une définition des PE

Selon la Commission européenne, « les perturbateurs endocriniens [PE] sont des substances, à la fois naturelles et chimiques, qui peuvent altérer les fonctions du système hormonal et ainsi avoir des effets indésirables sur les personnes et les animaux ».

Les autorités françaises plaident pour qu’ils soient classés selon les dangers sur l’Homme et/ou l’environnement : avérés, présumés ou suspectés.

Où les trouve-t-on ?

On retrouve ces molécules notamment dans :

  • les contenants alimentaires : bisphénol A (boîtes de conserve, barquettes plastiques…) ;
  • les aliments contaminés par certains pesticides ou des polychlorobiphényles ou PCB ;
  • les cosmétiques : phtalates et/ou parabènes (crèmes, shampoings…) ;
  • les objets en plastique ou en matières synthétiques retardateurs de flammes pouvant dégager des fumées toxiques (peluches, canapés…) ;
  • l’environnement cutané : sols, cours d’eau, etc. ;
  • les produits ménagers : détergents, antimicrobiens, etc.

 

Quels effets sur la santé ?

Selon le ministère des Solidarités et de la Santé, les PE peuvent « imiter l’action d’une hormone naturelle et provoquer la réponse des cellules cibles à cette hormone ; bloquer la fixation d’une hormone sur son récepteur au niveau des cellules cibles ; gêner ou bloquer la production ou la régulation d’une hormone ou de son récepteur et donc modifier le signal hormonal ».

Ces effets seraient majorés lorsque le système hormonal est en pleine activité – grossesse, enfance, adolescence.

Conclusion

Malgré le lobbying industriel s’opposant à toute interdiction de produits chimiques en l’absence de molécules de substitution, la France a pris des mesures, parmi lesquelles  le contrôle sur les phtalates dans les jouets et l’accélération du remplacement du bisphénol A.

Laisser un commentaire