6 avril 2017

Les maladies chroniques

Par L'équipe de l'école

L’Organisation mondiale de la santé définit une maladie comme un manque de santé, sans pour autant définir si celui-ci est aigu ou chronique… Qu’est-ce qu’une maladie chronique ? Quels en sont les grands principes de prise en charge ?


Selon le ministère des Affaires sociales et de la Santé, auteur d’un guide sur l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques, une maladie est dite chronique lorsqu’elle est « de longue durée, évolutive, souvent associée à une invalidité et à la menace de complications graves ».

Épidémiologie

Les maladies chroniques représentent un véritable problème de santé publique au niveau mondial. Ainsi, elles sont responsables de 63 % des décès dans le monde et constituent la première cause de mortalité. En France, le nombre de patients atteints de maladies chroniques est estimé entre 15 et 20 millions, soit un tiers de la population. Les principales pathologies concernées sont le diabète, les tumeurs malignes, les affections psychiatriques, les maladies coronaires ou encore l’insuffisance cardiaque.

Le plan de l’OMS

Face à ce problème de santé publique, l’Organisation mondiale de la santé émet en 2013 un plan d’action dont les effets sont attendus d’ici 2025. L’OMS encourage les États à agir pour avoir, par exemple, une réduction du risque de décès prématuré (de 10 %), de l’usage nocif de l’alcool (de 10 %), de l’apport moyen de sel (de 30 %) ou encore une meilleure prise en charge des patients.

Les dispositifs français

En France, bien que les principes précités apparaissent dans d’autres plans de santé publique, il n’existe plus de plan d’action national relatif aux maladies chroniques. Sur le plan financier, le patient porteur d’une maladie chronique peut bénéficier d’une exonération du ticket modérateur. Pour ce faire, il doit être atteint d’une affection dite de longue durée (ALD), c’est à dire d’une maladie « dont la gravité et/ou le caractère chronique nécessitent un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse ».

Un nouveau type de prise en charge

Outre la prise en charge médicamenteuse, il est scientifiquement avéré que la pratique d’une activité sportive peut améliorer significativement les conditions de vie du patient. Ce concept novateur, voulu par la loi de modernisation de notre système de santé, est possible depuis le 1er mars : le médecin traitant peut prescrire « une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient ». Le patient doit donner son accord et l’activité être dispensée par des professionnels préalablement formés.

En conclusion

Face à ce problème majeur de santé publique, un collectif vient de publier un ouvrage intitulé Les maladies chroniques, vers la troisième médecine*. Les auteurs souhaitent apporter des éléments de réflexion pour permettre aux patients de mieux vivre et aux médecins d’exercer différemment leur art.

* Les maladies chroniques, vers la troisième médecine, André Grimaldi, Yvanie Caillé, Frédéric Pierru, Didier Tabuteau, Paris, Odile Jacob, mars 2017.

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