7 septembre 2017

Les maisons de santé pluri professionnelles

Par L'équipe de l'école

La féminisation des professions de santé, les changements de modes d’exercice ont contribué à renforcer les inégalités d’accès aux soins et les disparités entre les territoires. Face à ces phénomènes ont été créées des maisons de santé. Que sont ces structures ? Quels professionnels les constituent, avec quels objectifs ?

 

maisons de santé

 

 

Les soins de premiers recours

Le droit à la santé pour l’ensemble des citoyens est un principe à valeur constitutionnelle, c’est-à-dire qu’il doit être garanti à tous par l’État. Ce principe est rappelé dans les grands principes de protection sociale, au travers de l’égalité des citoyens dans l’accès aux soins, ainsi que dans les grandes lois d’organisation de notre système de santé.

En 2009, le législateur est allé plus loin en précisant dans la loi les exigences de continuité d’accès aux soins de premiers recours. Pour répondre à ces exigences de continuité des soins, mais également de proximité, il était donc nécessaire de créer de nouvelles structures.

 

L’officialisation d’un exercice collectif de la médecine

Pour répondre aux besoins de la population, dans les années 2000, les règles législatives et déontologiques ont été assouplies. Elles ont par exemple permis aux médecins de pouvoir exercer dans deux cabinets différents. En 2007, la notion de « maison de santé » est apparue dans le Code de la santé publique et est définie comme « une personne morale constituée entre des professionnels médicaux, auxiliaires médicaux ou pharmaciens ».

Aujourd’hui, les maisons de santé sont des structures pluri professionnelles, composées a minima de deux médecins et d’un infirmier, qui accueillent tous les patients d’un secteur donné. On en dénombrait 170 en 2012, près de 800 début 2016 et l’objectif est d’en avoir 1 400 d’ici 2018.

 

Pour lutter contre les déserts médicaux

La volonté des pouvoirs publics est de renforcer « l’attractivité des territoires pour les professionnels de santé » et améliorer « la qualité des soins et du suivi médical, grâce à une prise en charge pluri professionnelle et coordonnée des patients ».

Ainsi, un accord conventionnel interprofessionnel vient d’être signé entre les médecins libéraux, infirmiers, pharmaciens, sages-femmes, biologistes, orthoptistes, opticiens et les centres de santé et l’assurance maladie. Il entérine le mode de financement des structures en valorisant la notion de travail en équipe et de coordination des parcours. Des éléments qui devraient inciter les professionnels de santé à s’engager dans ce type de démarche.

 

Conclusion

Selon le ministère chargé de la Santé, 8 % des Français accèdent difficilement à un généraliste. Le développement d’exercices pluri professionnels coordonnés, à travers les maisons de santé, pourrait être une réponse adaptée.

 

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