15 juin 2017

Le tabagisme, un enjeu majeur de santé publique

Par Violaine Descroix

Dans le monde, le tabac tue chaque année plus de 6 millions de consommateurs. En France, le tabac est considéré comme la première cause de mortalité évitable de France. Pourquoi est-ce dangereux de fumer ? Quelles sont les conséquences pour la santé ? Quelles mesures de lutte sont entreprises ?

 

 

La composition nocive du tabac

Le fait de fumer consiste à aspirer un mélange de gaz et de particules formés après la combustion de tabac associé à des additifs. Il s’agit principalement du tabac, de la nicotine, du goudron, de l’arsenic ou encore de l’acétone. De plus, la combustion entraîne la formation de benzène, de monoxyde de carbone, d’oxyde d’azote, d’acide cyanhydrique, d’ammoniac, ou encore de métaux dits lourds tels que le plomb, le mercure ou le chrome…. des éléments hautement pathogènes pour l’Homme.

Des conséquences graves sur la santé

Les effets du tabac sont liés à l’action directe de la fumée sur l’arbre bronchique et indirecte sur les autres organes. Selon le site tabac-info-service.fr, le tabac « est responsable d’environ 80 % des cancers du poumon, 70 % des cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, larynx, pharynx, œsophage) et 50 % des cancers de la vessie. Il serait aussi impliqué dans le développement de nombreux autres cancers : foie, pancréas, estomac, rein, col de l’utérus, sein, côlon-rectum, ovaire et de certaines leucémies ».

Des conséquences majeures pour ceux qui fument, mais également pour les fumeurs passifs. Outre l’aggravation de maladies préexistantes, en estime qu’en France « environ 3 000 personnes meurent prématurément chaque année de maladies provoquées par le tabagisme passif ».

Les dispositifs de lutte contre le tabagisme

Les conséquences sur la santé sont également très coûteuses pour la société et particulièrement pour l’assurance maladie. Ainsi, il est nécessaire de renforcer les dispositifs de lutte existants : paquet de cigarettes neutre, augmentation des prix, interdiction totale de fumer dans les lieux publics et les entreprises, augmentation du remboursement des substituts nicotiniques…

L’ensemble des mesures, entreprises pour certaines depuis plusieurs années, a permis de diminuer les ventes de cigarettes (-14,3% entre décembre 2015 et décembre 2016) et d’augmenter celle des substituts nicotiniques.

La cigarette électronique, nouvel enjeu

Avec la possibilité de plus 7 000 arômes et un coût global pouvant être inférieur aux cigarettes traditionnelles, la cigarette électronique peut par exemple permettre aux fumeurs « traditionnels » de diminuer leur consommation en réduisant le taux de nicotine contenu dans les e-liquides. Pour autant, elle n’est pas encore indiquée dans la lutte anti-tabac et son utilisation reste interdite dans les mêmes conditions que les cigarettes « classiques ».

En conclusion

L’Organisation mondiale de la santé a appelé les États à renforcer leurs dispositifs de lutte en arguant du fait que « le tabac met[tait] en péril le développement des nations du monde entier » du fait du coût sanitaire et des dégâts environnementaux.

Laisser un commentaire