17 août 2017

Le plan migrants

Par L'équipe de l'école

Le 12 juillet dernier, le Premier ministre a dévoilé les grands axes du plan gouvernemental, intitulé « Garantir le droit d’asile, mieux maîtriser les flux migratoires », suivi le 27 juillet par la déclaration du Président de la République sur les décisions à mettre en œuvre pour gérer la crise des migrants. Quelle est la situation en France à ce jour ?

 plan migrants

 

 

 

La crise migratoire

 

Un afflux de populations issues de pays d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud, fuyant les persécutions et les guerres – notamment la guerre civile syrienne –, s’ajoute aux migrants « économiques » prêts à tout pour rejoindre une Union européenne débordée, constituant une crise humanitaire de grande ampleur.

 

La situation des migrants en France

 

En 2016, 86 000 demandeurs d’asile ont demandé le statut de réfugié. Selon l’OFPRA(1) , ils seront 110 000 en 2017. Néanmoins, maîtrisant mal la langue, peu encadrés, sans emploi, ni logement, leur situation est souvent difficile.

Des camps sauvages de migrants émergent, présentant l’aspect de véritables bidonvilles aux conditions sanitaires préoccupantes : la « jungle de Calais », démantelée, ou celui de la Chapelle, au nord de Paris, évacué et aussitôt reconstitué.

 

Les grands axes du plan de l’exécutif

 

Le plan annoncé par le Premier ministre se centre sur les années à venir, soit 2018 et 2019 :

  • La réduction du temps d’étude des dossiers de demandes d’asile, ramené à 6 mois.
  • L’augmentation des places d’hébergement : 4 000 places pour demandeurs d’asile en 2018, et 3 500 en 2019 ; 5 000 places d’hébergement provisoire pour les réfugiés en 2018 et 2019.
  • La nomination d’un conseiller interministériel à l’intégration.
  • Des mesures d’éloignement systématique des déboutés du droit d’asile.
  • La volonté de réduire les flux de migrants par une diplomatie avec les pays frontaliers.

 

La politique migratoire du Président de la République s’articule autour de deux axes :

  • Le traitement des demandes d’asile dans des pays proches de ceux de départ, afin d’éviter le déplacement des populations (dans un premier temps, étude de faisabilité).
  • L’amélioration de la prise en charge sur le territoire en mettant l’accent sur l’hébergement d’urgence, tout en renforçant la reconduite aux frontières pour les déboutés du droit d’asile.

 

Les premières réactions

Ces mesures sauront-elles endiguer la crise à laquelle font face les associations et organisations humanitaires ? Le responsable de l’asile à la CIMADE(2) considère que 14 000 places d’hébergement sont nécessaires pour que l’objectif d’Emmanuel Macron soit réalisable…

 

Conclusion

 

Les premières mesures de politique migratoire présentées se complètent et ambitionnent de résoudre la difficile question des migrants. Elles rappellent les valeurs fondatrices de la République française et la nécessité de prendre en charge cette crise avant tout humanitaire.

(1)  Office français de protection des réfugiés et des apatrides.

(2)  Comité inter-mouvements auprès des évacués, association solidaire des migrants, réfugiés et demandeurs d’asile.

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