12 octobre 2017

La pilule : les femmes de moins en moins convaincues

Par L'équipe de l'école

La pilule est autorisée à la vente en France depuis 1967. Il s’agit encore à ce jour du moyen de contraception le plus utilisé. Pour autant, de plus en plus de femmes l’abandonnent. Quelles en sont les raisons ? Zoom sur le contraceptif qui a changé la vie des femmes.

 

La pilule, de quoi s’agit-il ?

 

La pilule est utilisée dans la prévention des grossesses non désirées. Il s’agit d’un médicament, contraceptif hormonal oral, temporaire et réversible. Il en existe deux types :

  • La pilule œstroprogestative, qui contient à la fois un œstrogène et un progestatif. C’est ce dernier élément qui détermine la génération de la pilule (1re à 4e).
  • La pilule microprogestative, qui contient seulement un progestatif.

Ce mode de contraception est simple d’utilisation et peu contraignant. Mais il a également des inconvénients, le plus important étant la majoration du risque thromboembolique, qui peut provoquer un thrombus ou une embolie.

La pilule étant un médicament, elle doit faire l’objet d’une prescription réalisée par un médecin, une sage-femme ou dans les centres de planification ou d’éducation familiale.

 

La gestion du risque thromboembolique

 

Les recommandations scientifiques indiquent qu’il « est indispensable de rechercher des facteurs de risque thromboembolique personnels ou familiaux. Chez les femmes ayant des facteurs de risque constituant une contre-indication, un autre mode de contraception devra être proposé ». En outre, les contraceptifs oraux œstroprogestatifs de 3e génération majorant le risque thromboembolique, il convient de privilégier les pilules de 1re et 2e générations.

Le prescripteur doit informer la femme des éléments qui majoreraient le risque, tels que le tabagisme et l’avancée en âge.

 

Les femmes s’éloignent de plus en plus de la pilule

 

La pilule a permis aux femmes de prendre leur autonomie sexuelle et reproductive. Mais selon Santé publique France, « même si la pilule reste la méthode de contraception la plus utilisée, en particulier chez les moins de 25 ans, elle connaît une désaffection qui persiste depuis 2012 suite au débat sur les risques liés aux pilules de 3e et 4e générations. En 2010, 45 % des femmes utilisaient la pilule comme moyen de contraception, elles n’étaient plus que 40,5 % en 2013, et 36,5 % en 2016 ». À l’inverse, l’utilisation des autres dispositifs progresse : dispositif intra-utérin, préservation, implant.

 

Cette tendance peut s’expliquer par les effets indésirables des pilules contraceptives et la médiatisation d’accidents vasculaires survenus chez des jeunes femmes. Face à ce recul, des gynécologues rappellent qu’il s’agit d’un moyen de contraception fiable et que des études ont montré que la pilule réduisait le risque de cancers gynécologiques.

 

En conclusion

 

La pilule est considérée comme l’un des moyens de contraception le plus efficace. Pour autant, la prise de ce médicament n’est pas dénuée de risques. Aussi, avant la prescription et de façon régulière, il convient d’évaluer les bénéfices/risques de ce traitement.

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