4 août 2015

L’asthme, un problème de santé publique

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Selon l’Organisation mondiale de la santé, il existe 235 millions d’asthmatiques dans le monde, avec une prédominance de décès dans les pays aux plus faibles revenus. La connaissance de la maladie asthmatique par le patient lui permet de maintenir une bonne qualité de vie.

L'asthme, un problème de santé publique

L’asthme, un problème de santé publique

Une pathologie courante

 

L’asthme est une maladie chronique des bronches, se manifestant par crise avec une toux, une difficulté respiratoire survenant généralement la nuit ou au petit matin, qui est réversible spontanément ou sous traitement.

L’asthme est du à une inflammation bronchique responsable d’une hyperréactivité bronchique à différents stimuli. Du fait de cette hyperréactivité bronchique, les voies aériennes réagissent en se contractant et en s’obstruant sous l’influence de nombreux facteurs allergiques ou irritants comme :
– le contact avec un allergène : acariens dans la literie, les tapis, les poils d’animaux,
– une atmosphère polluée : tabagisme, fumées, gaz d’échappement, produits chimiques,
– un effort ou une émotion importante : un exercice physique, une grosse colère, une peur,
– les infections virales fragilisant la muqueuse bronchique,
– certains médicaments comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Les soins

 

Le premier traitement, curatif, consiste en l’éviction du facteur déclenchant. Par exemple, chez les enfants, il faut limiter la présence d’animaux, utiliser des solutions lavantes dépourvues de tout produit chimique ou non naturel.

Si l’éviction ne suffit pas, il faut alors consulter son médecin traitant. Celui-ci va confirmer le terrain asthmatique en analysant – au travers du discours du patient – les moments, les facteurs déclenchant les difficultés respiratoires. Avec la réalisation d’une auscultation pulmonaire, lors d’une crise, le médecin va retrouver un sifflement lors de l’expiration du patient. Dans ce cas, il va pouvoir donner un traitement préventif – appelés bronchodilatateurs – et adresser le patient à un allergologue – voire un pneumologue – qui réalisera une prise en charge spécifique.

La prise en charge spécifique peut consister en une désensibilisation du patient à l’allergène – une fois celui-ci connu – et à la prise d’un traitement de fond permettant de diminuer l’inflammation bronchique (par l’introduction – par exemple – de médicaments corticoïdes). Outre ce traitement médicamenteux, le volet principal de prise en charge réside dans la réalisation d’une éducation thérapeutique du patient. En effet, dans ce type de pathologie, le patient est le principal acteur de prise en charge. Son comportement va être prépondérant dans la survenue ou non d’une crise. C’est lui qui va pouvoir se soumettre ou non au(x) facteur(s) déclenchant.

De nouvelles pistes thérapeutiques

 

Aujourd’hui, les espoirs d’un traitement définitif grandissent. En effet, la désensibilisation –consistant en l’administration répétée de doses croissantes d’allergène et ayant pour objectif de diminuer l’hypersensibilité et de réduire les symptômes lors d’une exposition ultérieure – a une efficacité limitée très variable selon les patients.

Aussi, les chercheurs testent actuellement l’efficacité d’un vaccin. Après une efficacité démontrée sur les souris, une période de test sur l’Homme est nécessaire. Si celle-ci s’avérerait positive, le vaccin pourrait être commercialisé d’ici une dizaine d’années.

Conclusion

 

Malgré les avancées et espoirs thérapeutiques, la pathologie asthmatique demeure un problème de santé publique. Le dépistage, la connaissance de cette maladie et les traitements préventifs – par ceux qui en sont atteints – sont les trois points principaux de prise en charge qu’il convient de connaître pour diminuer la prévalence.

Une réponse à “L’asthme, un problème de santé publique”

  1. Sweetlilou dit :

    Spiromètre, débitmètre de pointe ou Peak Flow, ce dernier terme est le plus employé.Pour surveiller un asthme grave et apprécier l’intensité des crises, le praticien pourra aussi prescrire au malade une action d’autocontrôle, à l’aide d’un Peak Flow, accompagné de la stratégie à suivre.Ces appareils de poche peuvent être utilisés dès l’âge de cinq ans.Il est important de respecter la fréquence d’utilisation (matin et soir).

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